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10/03/2008

EPILOGUE

LA FIN TRAGIQUE DE MARIE

La suite de cette histoire est vous vous en douterez tragique car il fut impossible de trouver une solution en si peu de temps.
Comment imaginer qu’une mère puisse s’en sortir sans aucun soutien dans une telle situation. Bien entendu, il y avait de la part de cette maman une grande fragilité morale sûrement ? Son attirance pour l’alcool avait aussi une responsabilité dans la raison de sa chute. Quel que soit ce que l’on est, nous avons tous au fond de nous une vérité. Cette vérité là, ou elle est idyllique et constructive ou elle est angoissante et destructrice. Marie était un peu naïvement à la recherche d’un idéal mais un certain nombre de handicaps se sont dressés face à elle dès le départ pour se poursuivre un peu plus tard lorsqu’elle est tombée amoureuse d’un homme venu d’ailleurs et qui pourtant était tellement précieux pour son équilibre. Il était même devenu en très peu de temps son seul allié sincère et complémentaire. Malheureusement, il n’a peut-être pas supporté lui-même l’idée de vivre définitivement dans un pays qui ne lui permettait pas de s’épanouir complètement dans la sérénité. Il aurait espéré voir Marie à ses côtés en Afrique mais elle n’était pas prête à s’aventurer vers l’inconnu qui pouvait lui être fatal à tout moment, si les choses tournaient mal. A cause d’un malencontreux événement, la situation s’est dégradée brutalement sans jamais retrouver une issue favorable. Marie ne revit plus jamais Souleymane, celui qui aurait pu changer sa vie. Le destin tristement, avait fait d’elle une mère sacrifiée. Tout au long de sa vie elle assuma son propre malheur afin de donner une chance à sa fille de connaître le bonheur, enfin je veux dire, l’illusion d’une vie normale. En fait, les sentiments de Marie étaient sans doute bien trop complexes pour nombreux de ses amants du passé. Souleymane était juste un peu plus différent parce qu’il avait réussi à lui donner son premier enfant. Elle voulait être mère depuis qu’elle avait réalisé qu’elle était devenue une femme capable de procréer. Il semble qu’elle avait beaucoup trop d’avance sur son époque.
Ce fut un peu son drame : comment être mère et demeurer libre de choisir son existence à cette époque là ? Marie était peut-être à sa manière une provocatrice excessive à cause de sa tendance perpétuelle à vouloir bousculer les traditions . Elle voulait imposer sa vision et changer le monde, mais on ne change pas le monde à grand coup de nouveauté sans risquer de s’y perdre.
Je crois avoir rencontré un jour ma mère sans le savoir. Je me souviendrais toute ma vie de cette femme qui s’est adressée à moi dans une boulangerie à deux pas de l’endroit où je vivais. Je devais avoir à cette époque là, sept ou huit ans quand une jolie femme blonde ressemblant étrangement à ma mère telle qu’elle est sur ces photos que je conserve précieusement aujourd’hui. Elle s’est approchée de moi et m’a posé une série de questions qui m’ont semblé indiscrètes. Il était question de mes habitudes, mes goûts personnels, mes sentiments pour mes parents adoptifs et sur mon identité, etc.. Un peu effrayée, je me suis enfuie sans répondre, elle m’avait paru un peu sombre et trop curieuse. J’ai appris beaucoup plus tard qu’elle avait essayé de se relever à plusieurs reprises en effectuant des petits boulots par ci, par là. A la fin de mon enquête, j’ai découvert qu’elle avait vécu pendant quelques temps dans la région de l’Yonne, un petit village à côté d’Auxerre dont je tairai le nom pour des raisons juridiques. Elle avait travaillé en tant qu’employée agricole. J’ai aussi découvert aussi l’existence d’une demi-sœur qui n’a pas semblé souhaiter poursuivre les relations après une visite éclipse à son domicile dans le sud de la France. Je n’ai pas voulu forcer les choses, car j’ai estimé qu’elle avait le droit de garder ce secret pesant pour elle pour un tas de raisons qui me sont étrangères. Ma mère à tenté de récupérer ses deux filles à un moment donné de sa vie d’après les courriers en ma possession.
Elle semblait s’être stabilisée et plutôt déterminée à retrouver ses enfants. Bien entendu ses requêtes ne furent pas entendues. Elle rechuta dans l’alcool et la misère, se releva puis rechuta encore et encore toujours plus bas dans la misère.
Il y a seulement quelques années, j’ai appris à force d’enquêtes que ma mère avait mené pendant un moment la même bataille que moi pour retrouver ses deux filles. A tout moment, nos chemins se sont croisés sans jamais se rencontrer. Jusqu’au jour où je l’ai enfin trouvée, mais il était trop tard. Beaucoup de mes lecteurs se poseront la question de savoir ce que cherchait Marie ? Etait-elle une de ses insatisfaites chroniques, une anarchiste frustrée, une boulimique d’aventure ou encore une véritable paumée trop exigeante et plutôt mal préparée à l’ivresse d’une liberté trop tôt consommée ?
Dès les premiers travaux de mes recherches, un grand nombre de zones d’ombre apparaissaient peu à peu. Malgré tout ce qui aurait pu apparaître comme une évidence flagrante, la personnalité de Marie et les vraies raisons qui allaient la conduire à cette chute vertigineuse, une sorte de saut périlleux dont elle ne maîtrisera jamais la trajectoire. Tout semblait s’avérer bien plus complexe que je ne pouvais l’imaginer. Je compris soudain que mon enquête s’annoncerait longue et difficile, mais qu’importe ! Marie est ma mère biologique et je voulais tout connaître de son passé.
Le seul renseignement que je disposais d’elle à ce moment précis, c’est qu’elle avait été retrouvée morte de faim et de froid dans une vieille roulotte au début du Printemps (mois d'avril). Il semble que sa mort remontait à la fin décembre ou début janvier, la période la plus rude de l’hiver. Elle vivait là, recluse sur ce bout de terre en friche au Mans, département de la Sarthe. Je l’ai retrouvée deux ans trop tard et je n’ai rien pu faire, pour la sauver d’une fin aussi tragique. Une question persistante me vint à l’esprit : et si j’étais arrivée un peu plus tôt, aurais-je pu au moins adoucir ces derniers jours ? Aurait-elle accepté mon aide ? Evidemment, Un grand nombre de questions resteront sans réponse. Malgré tout, j’avais besoin de comprendre certains détails de son parcours et aussi, les raisons qui l’auraient conduites à vivre son triste sort.
Alors, dominant mes angoisses, je suis allée sur place, là où elle avait rendu son dernier souffle, comme pour être en contact avec son esprit, pour inhaler l’air qu’elle respirait, voir ce que ses yeux voyaient, essayer de ressentir toutes les émotions qu’elle avait pu ressentir dans cet endroit où se sont écoulées certainement les meilleures années de sa vie auprès de l’homme qu’elle aimait puisqu’elle s’était remariée sept ou huit ans avant sa mort et avait vu mourir son mari un peu avant elle.
Ainsi, foulant de mes pas le sol qui me menait vers sa dernière demeure... Soudain, toute la vie de Ma Mère défilait dans ma tête sans vraiment comprendre ce que je voyais. C’était comme si je la connaissais depuis toujours, comme si elle m’avait enfin possédée… J’étais devenue elle et je vivais sa vie pendant un court instant.

Je me suis fais la promesse de lui dédier un livre, son livre... pour ne pas l'oublier.




FIN

Trackbacks

Commentaires

Chère Danièle

Tu fais ici la démonstration que, sans aide, il y a des situations où les personnes ne peuvent s’en sortir. Parfois, de telles difficultés se présentent qu’il faut absolument aider les personnes et que la solidarité se manifeste.

Avec des « Si elle avait été aidée » ta mère aurait pu soigner son alcoolisme et trouver un travail qui lui permette de se manifester à toi et de ne pas avoir honte et peur de ce qu’elle pouvait te montrer d’elle.

Avec des « Si elle avait été aidée » elle aurait osé dire qu’elle était ta mère quand tu l’as sans doute rencontrée vers 7ans.

Avec des « Si elle avait été aidée » peut-être même que ton père aurait pu être retrouvé.

Merci encore Danièle de nous avoir confié tout ceci qui nous éclaire encore davantage sur la nécessité de nous soutenir les uns les autres.

Pour cette fois je vais me permettre un emprunt à une chère autre blogueuse de son expression « je t’embrasse fort ». J’aime le côté un peu viril de cette expression. On a beau être femme, on n’en est pas moins homme un peu aussi de temps en temps (c’est pour rire mais tu m’as fait pleurer alors il faut équilibrer)

Je t’embrasse fort. Monique
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Bonjour ma chère Monique,

Tout d'abord merci à toi d'avoir fidèlement lu mon livre jusqu'au bout malgré la dureté de l'histoire.
Tout ce que tu as analysé dans ton commentaire est juste. Il y a des passages dans la vie ou l'on est comme dans une sorte de confusion tel un bateau à la dérive. Sans gouvernail pour redresser la barre donc sans soutien actif avec un accompagnement moral profond, on se noie, on coule, on pert pied et on meure, ce sont hélas les étapes qui découlent de ce genre de situation.
J'ai toujours apprécié tes impressions qui sont logiques et humaines et qui me renvoient la femme qui transparait entre les lignes, une femme qui d'un coup d'oeil sur une histoire sait deviner précisément ce qui va ou ne va pas.
J'ai également aimé la compréhension que tu avais vis à vis de ma mère et sa détresse.
Tes encouragements ainsi que d'autres blogueurs et blogueuses m'ont fait tenir le coup pour continuer à écrire l'histoire de Marie.

A bientôt sur la bloguerie et très bonne soirée à toi.

Bisous.
Danièle.

Ecrit par : monique | 09/03/2008

Un destin dramatique pour ta maman, mais pour autant l'amour n'a pas été exempt de sa vie. Elle a vécu des moments intenses qui lui ont donné de la joie pour autant que sa vie a été bien tourmentée. Que tu es voulu savoir, retracer, comprendre est tout à fait légitime. Le monde d'hier comme celui d'aujourd'hui est ainsi fait que peu de mains se tendent pour aider, alors que parfois il faudrait si peu pour sortir quelqu'un du gouffre dans lequel les évènements l'ont poussé et transformer une vie.
Je ne sais pas parce que je n'ai pas vécu un telle histoire, mais il me semble que d'avoir parcouru le chemin aussi rude a t'il été pour rejoindre ta maman, même si tu n'as pu arriver à temps à bon port doit t'avoir apporté un certain apaisement. Te poser des questions ne t'amènera pas les réponses. Seule Marie pourrait expliquer ce qui l'a conduite sur le chemin de sa vie, je suis tentée de dire peut être parce aurait-elle pu l'expliquer vraiment ???? complexe comme tu le dis.
Que le soleil continue à briller sur ton avenir.
Bisous
ANNIE
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Chère Annie,

Merci beaucoup pour la douceur de tes paroles qui me réconfortent. C'est vrai, le fait que je sois vivante est la récompense de ses douleurs.

Bises
Bonne journée à toi.
Danièle.

Ecrit par : Maminie | 09/03/2008

Te voilà arrivée au bout de ta quête, c'est une satisfaction d'arriver à savoir d'où l'on vient. Marie devait être un être exceptionnel, bien trop en avance sur les mentalités de l'époque. Surtout je pense une écorchée vive, c'est surement ce qui l'a dirigé vers l'alcool et vraiment la vie ne lui a pas fait de cadeau.
Il n'est pas sur que l'ayant retrouvée plus tôt sa vie aurait pu changer, elle avait vraiment "morflé".
Pour que Marie ait sa revanche il faut que tu vive pleinement TA vie et profite de ton bonheur !
Bisous tout plein.
Biche
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Bonjour Chère Biche,

Je te remercie pour ta gentillesse et ta compréhension. Le simple fait que son histoire a intéressé des personnes douées de sensibilité est un vrai cadeau pour moi.

Bises.
Danièle.

Ecrit par : Biche | 10/03/2008

Lorsqu'une biographie est aussi parfaitement écrite, on demande à l'auteur : " avez-vous d'autres projets d'écriture ?"
Une telle émotion ne mérite que de réelles félicitations. Tu n'es plus seulement une enfant adoptée, tu es une enfant retrouvée. Ta vie de femme est devant toi. Bonne chance Danièle.
Embrasse la Vie !
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Bonjour Charline,
Merci pour tes compliments cela me va droit au coeur et en plus cela me donne la pêche pour aller toujours de l'avant comme tu le dis si bien.
J'ai de toute façon beaucoup d'humour et une joie de vivre innée, je tiens absolument que le sacrifice de Marie ne soit pas pour rien et à force de persévérance, je crois que l'on parvient toujours au bout de ses rêves les plus profonds.

Merci encore pour avoir été une fidèle lectrice.
Pour répondre à ta question, je pense que grâce aux encouragements de la bloguerie, je vais essayer, je dis bien essayer de présenter mon ouvrage à un éditeur (ce ne sera qu'une bouteille à la mer... !) mais si cela se réalise...? Je serais comblée car c'est cela qui me tient le plus à coeur à présent : faire vivre cette histoire par un livre.

Bises à toi Charline et bonne journée.
A bientôt sur le blog.

Ecrit par : Charline | 10/03/2008

et dire que certaines vies sont des longs fleuves tranquilles. Sauf que parfois on découvre des pans d'histoires cachées.

continue!

dominique
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Bonjour Dominique,

C'est vrai ce que tu dis, Marie a je crois eu plusieurs vies dans une seule, une incroyable série d'aventures qui l'ont malheureusement conduites vers un destin dramatique. Je retiens seulement son grand courage face à tout cela quand même.

A bientôt sur le blog.

Amicalement.
Danièle.

Ecrit par : papydompointcom | 10/03/2008

Chère Danièle,

Tragique cette fin au Mans et toutes ces rencontres manquées...

Mais ce livre fait revivre ta maman aussi bien que si l'avait connue. car tu l'as redécouverte à chaque chapitre que ti écrivais......

Pierlouim...
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Merci Pierlouim, c'est très dur de savoir tout cela mais je l'avais voulu, j'ai toujours voulu connaître la vérité même si elle fait très mal car on peut avec du recul avoir ensuite une réflexion saine.
Je pense avoir réussi à la faire vivre un temps à travers ce livre après sa mort alors que de son vivant tout le monde s'acharnait à l'enterrer.

Amitiés.

Danièle.

Ecrit par : pierlouim | 10/03/2008

Danièle bonjour,
Je n'ai lu que les derniers textes .Je ne savais pas qu'une personne comme toi avait le courage de révéler son passé sur blog 50 .Tu as parlé de ta mère .Tu dis qu'elle n'était pas faite pour son époque .Maintenant , et puisque tu nous l'as présentée comme elle était, elle est devenue quelque part notre mère .Un miroir où chacun doit regarder sa maman...Je ne sais pas comment te répondre( je me trouve devant une situation qui réveille en moi des souvenires douleureux ) .Mais crois moi Danièle , je suis profondément touché.

Main sur le coeur

Mohamed
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Bonjour Mohamed,

C'est vraiment gentil d'être passé pour lire la fin de l'histoire de Marie. Il est vrai que j'ai voulu rendre une sorte d'hommage à celle qui m'a porté et s'est sacrifiée pour que je vive mieux sans être entraînée avec elle dans sa spirale de la misère. C'est la détresse qui l'a menée jusqu'à la mort, c'était de toute façon à la fin ingérable.
J'avais vraiment besoin de lui faire un cadeau, celui de la sortir de l'anonymat et d'en faire un livre.
A présent ce livre a peut-être un avenir qui sait ? En tout cas grâce à tous les gens du Blog 50, j'ai reçu un formidable soutien et je les en remercie avec toi.
Merci à pour ton réel élan du coeur et à vous tous d'ailleurs, cela fait vraiment chaud au coeur.

Mes meilleurs pensées et passe une très bonne journée.

Amitié.
Danièle.

Ecrit par : Mohamed El jerroudi | 11/03/2008

Il est tard et je viens de lire la fin de l'histoire de Marie. Tout ce que je peux te dire, après tous ces beaux commentaires qui précèdent, c'est que tu lui as rendu un très bel hommage à ta mère de sang. Comment te sens-tu à présent ?

Je m'imagine petite souris quand elle t'a parlé dans cette boulangerie. Je vous vois toutes les deux. Elle qui sait obscurément qu'elle parle à sa fille chérie, toi qui es apeurée et qui t'enfuis. Je vois la scène comme si je voyais le film.

En tout cas, je te souhaite de réussir à placer ton livre chez un éditeur. Si tu voulais que je t'aide pour une correction, ce serait avec plaisir. Je l'ai déjà fait.

Je t'embrasse fort (la blogueuse dont parle Monique.)

Aliette
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Bonjour Aliette-Lydia,

Merci pour ce témoignage qui me touche beaucoup. pour te répondre, je me sens libérée d'une injustice réparée en écrivant l'histoire de Ma Mère car enfin, pour moi il était légitime de parler d'elle, de son courage ainsi que des souffrances qu'elle a vécues. La seule personne qui pouvait le faire c'est bien moi, sa fille. Pourquoi ? Parce que tout le monde l'a ignorée et c'était comme si elle n'avait pas existé, j'avais nettement l'impression que c'était un crime de coeur (je parle pour moi) et cela m'offençait horriblement.
Cela me fait plaisir de voir que tu as imaginé la scène de la boulangerie. C'est vrai que cela n'a pas été facile pour ma Mère de s'adresser à moi compte tenu du fait que par la Loi, elle était devenue une étrangère (adoption). Elle ne pouvait donc pas tout dire à une fillette de cet âge, je n'aurais rien compris.
Je te remercie pour ta proposition concernant tes services de correction mais en ce moment d'autres personnes me le propose et je n'aurais que l'embarras du choix si je ne pouvais pas le faire moi-même. J'ai décidé d'amener personnellement et complètement ce que j'ai entrepris car pour moi c'est un honneur de terminer jusqu'au bout cet oeuvre qui me tient tant à coeur. C'est tout simplement : "POUR MARIE".

Merci encore et moi aussi....
Je t'embrasse très fort.

Danièle.

Ecrit par : Aliette | 12/03/2008

Je viens de lire la fin de ton livre
Quel bel hommage à ta mére tu as fait là.Isolée abandonnée, en souffrance elle a fait le plus beau sacrifice qu'une mére puisse faire par amour pour son enfant C'est en mçeme temps un grand pas en avant pour toi comme une delivrance d'un secret trop lourd à porter Merci de nous avoir fait partager ton histoire Maintenant tu as l'avenir avec la parution de ton livre ce que je te souhaite . Bises as
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Chère Fleurbleu,

Merci pour tes encouragements et ta fidélité pour ce livre jusqu'au bout.
En effet, à présent je vais m'atteler à tout faire pour amener mon ouvrage vers l'édition ce qui ne va pas être une mince affaire. J'ai du pain sur la planche à présent pour effectuer une relecture et quelques corrections et tout et tout... Surtout que les maisons d'édition sont très très difficiles en terme de sélection des oeuvres qui leur sont confiées.

C'est comme je le dis une "bouteille à la mer" qui j'espère trouvera son rivage...

Bisous à toi et bonne journée.
A bientôt sur la bloguerie.
Danièle.

Ecrit par : fleurbleu | 13/03/2008

Je n'ai malheureusement pas eu le temps de lire ton livre en entier mais de ce que j'ai lu,j'en retiens d'abord que c'est très bien écrit et que tu n'as jamais jugé ta mère et pour tout ça tu mérites d'être publiée.Bonne chance à toi.
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Bonjour Heraime,

Je te remercie, cela me fait très plaisir.

Bien amicalement.
Danièle.

Ecrit par : heraime49 | 17/03/2008

Moi non plus je n'ai pas tout lu mais je pense également que tu dois le publier. C'est un très beau message d'amour.
A bientôt et préviens nous quand on pourra se le procurer.
Bises
Bernadette
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Bonjour Bernadette,

C'est gentil à toi, je n'oublierai personne de toute façon car vous m'avez tous fait le plus grand bien moralement.

Bises.
Danièle.

Ecrit par : nani24 | 17/03/2008

trés beau méssage d'amour qui va droit au coeur
merci marie
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Bonjour André,

C'est gentil, le coeur transmet ce que l'on ressent de l'intérieur par delà même les barrières physiques.
Très bon week-end à toi et aux tiens.

Amitiés.
Danièle.

Ecrit par : ANDRE | 22/03/2008

J'arrive en fin de parcours et suis très émue pour cette fin si tragique. Je te souhaite de vivement publier ton livre qui est véritablement une vrai preuve d'amour.
Je te souhaite beaucoup de chance pour ton édition bien méritée.
Bon samedi et rdv dans d'autres notes.
Amitiés.
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Bonjour Sylvie,

Merci à toi pour tes encouragements, avec vous tous, j'ai vraiment vécu une riche expérience qui m'a montré beaucoup de qualités humaines et de tolérance à travers vos commentaires, c'est apaisant dans ce monde de plus en plus violent et intolérant.
En ce qui concerne l'édition on verra bien comment mon livre sera accueilli, c'est un peu mon bébé et il va falloir qu'il s'accroche... !
Sylvie je te souhaite une bonne journée.

Amitiés.
Danièle.

Ecrit par : Sylvie | 22/03/2008

Si je suis là, c'est que je viens de lire le dernier chapitre de l'histoire de Marie.
Quand je me remémore l'ensemble de ton oeuvre, je me dis que cette femme n'a malheureusement jamais eu de chance, et que, lorsque, un peu de bonheur pointait à l'horizon pour elle, patatras, un évènement arrivait qui chamboulait toute sa vie...
Comment, dans ces conditions, pouvoir vivre une vie "normale", sans avoir le doute que tout va s'écrouler à nouveau...et comment ne pas sombrer au fil du temps, avec des situations de plus en plus tragique...
Il me semble que, peut-être, tu aurais pu être la personne qui l'aurait raccrochée à la vie... seulement, elle a fait le choix de te laisser pour te donner une chance. Je suppose que ce choix a dû peser pour elle, tout le restant de sa vie...
De toutes façons, on ne peut pas revenir sur le passé, et je trouve que ton récit a le mérite de faire revivre l'histoire de ta maman, mais cela concrétise ton histoire à toi, et les recherches que tu as faites te permettent de savoir d'où tu viens !!
Je te souhaite de réussir dans l'édition de ton livre, tu le mérites bien.
bisous
Jacqueline
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Bonjour chère Jacqueline,

Je comprends ce que tu ressens. Tu sais d'autres personnes ont aussi essayé d'analyser et tenter d'expliquer le parcours douloureux qu'à vécu ma mère. Ils finissent par avoir un sentiment de désolation et de quelque chose de dommageable qui ne peut se rattraper. Ils en restent pantois. J'ai moi le sentiment qu'au final on se rend compte simplement que c'est une histoire qui s'est passée et que l'on ne peut rien changé. Bien sûr cela aurait pu se passer autrement mais pour qu'il en soit ainsi il aurait fallu que bien des choses changent ne serait-ce que l'époque où elle vivait... Et puis et puis, c'est une vie gâchée, sacrifiée et j'ai essayé seulement de le faire savoir pour ne pas qu'elle reste dans l'anonymat.
Je suis bien mal placée pour dire quoi que ce soit, tout ce que je sais c'est qu'elle a eu un certain courage pour vivre cette dureté là de la vie et que je n'aurais été capable de vivre le quart de ce qu'elle a enduré. Maintenant la vérité est dite. Qu'elle repose en paix.

Merci pour tes encouragements et ta fidélité pour ce livre. Il me reste plus qu'à lui donner sa chance.

Bisous.
Danièle.

Ecrit par : Jacqueline | 23/03/2008

je n'ai pas eu l'occasion de tout lire ton histoire mais le peu que je viens de lire me dit que tu es une fille formidable .
c'est vrai dans la vie on a toujours des regrets de ne pas avoir pû ou de ne pas pouvoir aboutir à nos voeux , c'est peut être par peur de blesser l'autre ( ta maman) car parfois la vie est très dure ou tout simplement ne pas refaire surgir les souvenirs douloureux. Dans ces situations, chacun reste sur sa position et le mur se creuse et parfois cela est trop tard .
Je souhaite que tu réussisses à publier ce livre sur ta vie. Tu le mérites beaucoup et celà te fera du bien pour enlever les doutes et les peutêtre ...
bisous
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Bonjour Ninette,

Je te remercie bien sincèrement pour ton petit mot. Ce que tu dis est vrai, il faut privilégier le dialogue quand on le peut, essayer de ne rien regretter à la fin du parcours. Tu sais, les lecteurs et lectrices du Blog 50 ont été extras et je m'en souviendrais bien longtemps.
Passe une bonne journée Ninette et toi aussi tu es une femme "Extra".

Mes amitiés.
Danièle.

Ecrit par : ninette | 28/03/2008

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